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Epargne : les Français prêts à prendre plus de risque pour financer l’économie nationale

  • Patriotisme économique : dans le contexte des présidentielles, plus d’un Français sur deux estiment qu’il faudrait rendre obligatoire l’utilisation d’une partie de l’épargne pour financer des entreprises sur le territoire français ;
  • Economie locale (74%), innovation (69%)projets d’intérêt général (65%)malgré leur réputation de prudence en matière d’épargne, les Français accepteraient de prendre plus de risques pour financer l’économie nationale ;
  • Une écrasante majorité des Français fustige l’opacité des assurances (88%) et des banques (85%) dans l’utilisation de leur épargne. Selon eux, le produit de leur épargne bénéficie avant tout aux banques elles-mêmes, qui l’emploient pour financer leurs activités (80%) et la spéculation financière (69%).

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Longtemps considérés comme les champions d’Europe de l’épargne, les Français (désormais, au second rang derrière les Allemands) sont 91% à posséder au moins un produit d’épargne en 2017. A l’heure où la campagne pour l’élection présidentielle bat son plein, Mieuxplacer.com, une plateforme d’épargne 100% digitalisée et transparente qui ouvre aux Français de multiples choix d’épargne au service de leurs projets et de leurs convictions, a confié à OpinionWay la réalisation d’une enquête pour comprendre et analyser les pratiques des Français en termes d’épargne, ainsi que leurs souhaits en matière d’utilisation de ces placements.

Premier enseignement : les Français se déclarent prêts à prendre plus de risques pour financer l’économie du pays – notamment l’innovation et les projets régionaux. A moins de 20 jours des Présidentielles, certaines propositions de candidats retiennent leur attention, notamment celle de rendre obligatoire l’utilisation d’une partie de l’épargne pour financer le développement d’entreprises sur le territoire français.

Le prix du risque : les Français posent leurs conditions

A première vue, les Français adoptent généralement des comportements prudents dans la gestion de leur capital, mais l’analyse de ces résultats dévoile que cette forte aversion au risque concerne avant tout les catégories de la population qui ont le plus de difficultés pour épargner : les jeunes (82% des 18 à 24 ans contre 76% des 65 ans et plus) et les personnes dont le foyer a des revenus inférieurs à 2 000 euros par mois (77% contre 72% pour les personnes aux revenus plus importants).

Comment redynamiser l’épargne des Français ? Tout d’abord en leur donnant plus de choix : 75% d’entre eux souhaitent choisir les projets qui sont financés par leur épargne.

La perspective d’une fiscalité plus avantageuse convaincrait 71% d’entre eux de choisir des produits plus risqués. Parallèlement, une meilleure information sur les produits contribuerait à convaincre 63% des Français de prendre plus de risques. Et ils sont également nombreux à appeler de leurs vœux des placements dans des projets économiques porteurs de sens : la création d’emploi sur le territoire français pourrait constituer un argument décisif pour 62%, tout comme le fait d’orienter l’épargne vers des projets qui leur tiennent à cœur (61%). Enfin, la garantie de soutenir des entreprises dans sa région ou sur le territoire national convaincrait un peu plus de la moitié des Français (53% chacun).

Certaines des propositions avancées par les candidats à l’élection présidentielle pour encourager le financement des entreprises sont accueillies positivement : 53% des Français estiment qu’il faudrait rendre obligatoire l’utilisation d’une partie de l’épargne pour financer des entreprises sur le territoire français. La suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune recueille quant à elle 51% d’avis favorables. De la même façon, un Français sur deux (49%) serait d’accord pour exonérer d’impôts les épargnants qui détiennent des actions d’entreprise. Ici encore, d’importantes différences séparent les générations : plus on est âgé, plus la capacité d’épargne est forte et plus on est favorable à ces mesures.

Les Français tancent l’opacité des pratiques bancaires et souhaitent orienter leur épargne vers le financement de l’économie

89% des Français considèrent trop faible le rendement de leur épargne. Ceci les conduit à remettre en question la confiance accordée aux banques et assurances. Ils ont le sentiment de manquer d’informations sur la destination réelle de leur épargne : pour la grande majorité d’entre eux, les assurances (88%) et les banques (85%) ne sont pas transparentes sur son utilisation.

Au-delà de cette opacité, une majorité de Français estime que le produit de leur épargne bénéficie avant tout aux banques elles-mêmes, qui l’emploient pour financer leurs activités (80%) et la spéculation financière (69%). Alors que moins d’un Français sur deux (44%) juge que son épargne est aujourd’hui allouée au financement de l’innovation.

Dans ce contexte de défiance, les Français ont le sentiment que leur épargne n’est pas mise au service de la croissance économique et de la création d’emploi, alors que 75% d’entre eux souhaiteraient avoir le choix des projets que leur épargne permet de financer. S’ils disposaient de ce choix, ils financeraient plutôt des projets contribuant à développer l’économie locale (74%), à financer l’innovation en France (69%) ou encore à développer des projets d’intérêt général (65%).

Les candidats à l’élection présidentielle sont conscients de cette nouvelle tendance. Si Benoît Hamon propose de rendre la fiscalité incitative pour guider l’épargne des Français vers des investissements verts, Emmanuel Macron et François Fillon se prononcent pour une réorientation massive de l’épargne vers l’économie productive.

Le niveau d’épargne varie très fortement en fonction des caractéristiques socio-économiques des personnes interrogées

Si les Français épargnent en moyenne 3 595 euros par an, près d’un sur cinq (18%) déclare ne pas épargner. Ainsi, les jeunes, qui ne sont pas encore autonomes financièrement, éprouvent des difficultés à mettre de l’argent de côté : 22% des 18 à 24 ans n’épargnent pas et ceux qui y parviennent, mettent de côté en moyenne 1 345 euros par an, contre 5 419 euros pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

Logiquement, parmi les raisons qui peuvent conduire les Français à ne pas épargner, le manque de moyens financiers arrive en tête (55%). On notera toutefois que le manque d’information décourage 14% des Français à investir dans des produits d’épargne et que 4% des Français n’épargnent pas, car ils ne savent pas à qui s’adresser.

Méthodologie de l’enquête OpinionWay

Cette étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 1038 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle, de catégorie d’agglomération et de région de résidence. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI (Computer Assisted Web Interview), les 15 et 16 février 2017.

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